Etape 2 : Cafayate –> San Antonio de los Cobres

Après 3 heures de sommeil, briefing du matin, nous savons que l’épreuve va être difficile, nous allons monter à 5000 mètres d’altitude et nous ne savons pas comment notre corps va réagir à cette épreuve.

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Nous appliquons donc à la lettre les recommandations des médecins, la clé est dans l’hydratation.

Nous mettons une alarme toutes les 15 minutes sur le téléphone pour penser à boire une gorgée.

L’heure du départ a sonné, notre coach Camille nous appelle dans l’ordre du classement général.

Et nous voilà parties, plus confiantes que jamais, prêtes à traverser les rivières en crue, les canyons sauvages et arides.

Nous tentons nos premières coupes, et là !

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Avez vous déjà changé une roue sur votre voiture ? et bien, cela n’a rien à voir…

Nous voilà à la recherche de comment faire descendre la roue de secours sous le véhicule. Le théorique c’est bien, mais la pratique c’est plus compliqué !

Comment vous expliquer qu’une manivelle de 2 mètres, c’est pas si évident à manier et à mettre dans une encoche minuscule, tout ça pour se rendre compte que la chaîne est grippée. Mais force de persévérance, nous arrivons à décrocher la roue.

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Il ne nous reste plus qu’à changer la roue, ça vous semble simple ?

et non, surprise !

vous voyez le jeu pour les enfants où il faut faire rentrer des formes dans des emplacements correspondants ?

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Et bien dites vous que vous avez une clé hexagonale et des boulons complètement foirés, donc ronds.

La solution = le caillou !

Nous brutales ? jamais 😉

Après 1 heure de batailles et avoir mangé de la poussière, nous voilà reparties en direction du sommet.

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Nous étions d’autant plus vigilantes qu’une deuxième crevaison aurait signé l’arrêt prématuré de l’étape.

Petit arrêt photo au sommet Abra del Acay à 4895 mètres d’altitude

Nous arrivons encore une fois à la tombée de la nuit, fières d’avoir fini l’épreuve et en même temps déçues d’avoir manqué le spectacle des enfants et la remise des draps que nous avions apporté pour eux.

Prunelle nous a fait quelques frayeurs lors de l’ascension, elle aussi a souffert du manque d’oxygène dû à l’altitude. De notre côté, nous nous en sortons pas trop mal comparé à certaines, juste quelques vertiges.

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Le rituel est enclenché, nous devons en plus racheter une roue. Bonne nouvelle pour ce soir, la nuit sera moins froide que prévu car nous dormons dans l’école…

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Etape 1 : Salta –> Cafayate

Lendemain matin, fatiguées et stressées, les Tatous du Poitou tentent de nous rassurer, mais nous restions encore dans l’incompréhension de notre échec de la veille.

Julie ne lâchant jamais rien, saute sur Julien (le créateur des road books) pour obtenir une explication. Soulagement, il nous explique qu’il y avait 2 sorties du centre de convention et que cette information n’était pas mentionnée sur le road book…

Nous pouvons enfin déjeuner en paix pour essayer de reprendre des forces pour notre première étape Salta –> Cafayate.

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Beaucoup d’appréhension sur cette 1ère journée, le temps de prendre en main le tripy, road book et véhicule.

Nous sommes surprises par l’important dispositif de sécurité mis en place par l’Argentine. En effet, dans tous les villages, des policiers étaient postés aux carrefours

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1ère rencontre avec les vaches, les lamas, les cactus et les décors arides.

Nous avons pris confiance au fur et à mesure de la journée. Les caps étaient corrects, nous ne nous sommes pas perdues et la voiture se comportait bien. Le rallye se fait à 3, Ju, Mel et Prunelle, surnom affectif donné à notre pick-up, que nous devions surveiller comme la prunelle de nos yeux 😉

Arrivée à Cafayate à la tombée de la nuit. La journée n’est pourtant pas finie, le rituel commence : faire le plein, passer au PC mécanique avec notre 2ème chouchou de l’orga (Hyppolite), pour les vérifications du véhicule, garer Prunelle avec l’aide de Felix, monter la tente. Et après tout ça, on peux envisager de prendre une douche et de se restaurer avant d’aller se coucher. Dernière chose à faire (et pas des moindres), étudier le Road book pour le lendemain.

Bilan de l’étape, 43ème sur 63 et super contentes d’être arrivées !

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En route vers l’Argentine !

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Après plus de 24h de transports et d’attente aux différents aéroports, nous avons comblé le temps comme nous avons pu….

Les JuMel Déjantées toujours au taquet 😉

A peine arrivées, le rythme est annoncé, le programme du lendemain nous est donné, nous n’avons que quelques heures pour les formations, récupération du véhicule, prise en main et flocage, faire du change d’argent pour payer l’essence pendant le rallye et faire les courses pour la semaine (5 litres d’eau par jour a prévoir et le repas du midi).

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Après une bonne nuit de sommeil, départ en bus pour le centre de convention.

1ère formation sur le trip-master, le futur meilleur ami de Mel dans l’aventure…

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Passage obligatoire devant les médecins pour les recommandations dans l’évolution en altitude (le secret c’est l’hydratation ! mais nous y reviendrons…).

Tirage au sort de notre véhicule.

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Nous partons à la recherche de notre carrosse sur les 63 pick-up garés.

Déception à la vue de notre Ford Ranger noir, tout rayé et cabossé. Nous reviendrons sur ce sujet plus tard…

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La matinée s’achève, petite pause avec les discours de M Rey et de sa fille (organisateurs du rallye Roses des Andes), du ministre du tourisme Argentin, Laëtitia Chevalier (présidente de l’association Enfants du désert), d’Elena (présidente de la fondation Equinoterapia del Azul), ainsi que de notre ambassadeur Canadien Etienne Drapeau, très présent tout au long de notre aventure.

Partage d’empanadas et retour rapide à notre véhicule.

Petit tour (de quelques heures) pour les formalités avec le loueur. Conseil à toutes les futures roses, n’hésitez pas à filmer tout le véhicule dans ses moindres détails, l’ensemble des Roses ont eu des surprises à la restitution lors de l’arrivée.

L’état du volant était tellement dégradé qu’il a fallu mettre une housse de protection pour éviter que Ju ne s’entame les mains.

Passage obligatoire au flocage du véhicule par l’organisation, notre n°85 est enfin sur notre véhicule ! Découverte de notre 1er chouchou Jean Pierre (en orange sur la photo ci dessous) qui sera toujours là pour nous charrier tout au long de l’aventure 😉

Nous voilà fin prêtes à mettre en avant nos sponsors.

L’heure tourne, Julie, maniaque, ne supporte pas les bulles et les millimètres de décalage sur les stickers. Nous voyons nos concurrentes partir au fur et à mesure…

N’en voyant pas la fin, Julie se résigne et nous voilà parties avec notre 1er road book. Objectif : retourner à l’hôtel.

Et là, ce fût le drame !

Le road book nous indique de sortir du centre de convention, logiquement, nous reprenons donc le chemin inverse emprunté par le bus.

Mise en situation, au bout de 100m les indications données sont introuvables !!!

Impossible de trouver le panneau « Tavella » malgré un demi tour… Le stress commence à monter. Nous continuons tout de même sur notre lancée et entrons dans Salta (qui est bien plus grande que ce que nous pensions).

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Après avoir « jardiné » pendant 1h en tentant de demander notre chemin à la police (qui ne s’est même pas arrêtée) et à la population locale (où on ne comprenait qu’un mot sur trois), nous avons fini par prendre une décision radicale, chercher et suivre les antennes que nous avions repéré au dessus de l’hôtel.

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30 minutes plus tard, dont un arrêt à la station essence, nous voilà arrivées à l’hôtel dépitées, déprimées et dans un état de stress jamais connu. L’aventure commençait mal et l’idée de décevoir toutes les personnes qui comptaient sur nous nous était insoutenable.

Nous avons tenté de nous rassurer auprès de l’organisation et au contraire, ils nous ont mis une pression supplémentaire en nous charriant.

Complètement abattues, nous voilà parties pour faire les courses, le cœur n’y est pas et l’atmosphère est tendue. Nous allons nous coucher avec ce sentiment.

Impossible de fermer l’œil, le stress nous rend malade…